Promenade sur le web non censuré : les services cachés de TOR (Part I)

Posted on 29 juillet 2011

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Depuis que les sénateurs US se sont rendus compte qu’on pouvait acheter de la drogue sur la  Toile, et payer en Bitcoin, rien ne va plus, même TF1 en cause dans le poste.  Quels sont ces sites web inconnus du grand public et comment y avoir accès ?

Le Web invisible représenterait 90% des contenus d’Internet.  Ces pages ne sont pas indexées par les crawlers des  moteurs de recherche pour différentes raisons :   leur contenu est dynamique, ou encore non indexable (utilisant flash ou javascript), un fichier robots.txt en prévient l’accès, etc..Mais ce n’est pas de celui-ci dont il s’agit ici.

A côté de ce Deep Web, il y a le Web des réseaux anonymes. Ce dernier est accessible à tous, à condition d’utiliser la bonne porte d’accès,  un serveur proxy qui va connecter l’utilisateur à un réseau, qu’il s’appelle TOR, I2P ou Freenet. Ces réseaux permettent, en plus de surfer anonymement – avec certaines restrictions toutefois – , l’hébergement gratuit de sites Web, ainsi que l’utilisation de services émail anonymes et de recherches de fichiers torrent.

Pourquoi développer un site qui ne sera pas indexé par un moteur de recherche classique ? Parce que le contenu est illégal, souvent, mais aussi par souci de préserver son anonymat ou sa vie privée, ou simplement pour échapper au mercantilisme de Google, à la censure de LOPPSI et retourner aux sources de l’internet communautaire. D’ailleurs, ces réseaux disposent de leur propre moteur de recherche, aux performances inégales, certes, mais sans Adsense, Doubleclick…

TOR

Au-delà de sa capacité à fournir excellent anonymat, TOR, dispose de services cachés permet de se connecter au domaine .onion, Ainsi, il sera possible d’accéder à des sites hébergés chez des particuliers et se terminant par .onion. Parmi les sites hébergés, on retrouve le célèbre Silkroad, qui permet l’achat de substances classées, mais aussi un Hidden Wiki, le moteur de recherches Torch… et bien plus encore.
Ces sites sont parfois accessibles sans TOR, et leur extension .onion se transforme en tor2web.org. Ainsi, si le Hack BB, à l’adresse  http://clsvtzwzdgzkjda7.onion/ n’est pas joignable car vous n’utilisez pas TOR, il suffit de modifier le suffixe en http://clsvtzwzdgzkjda7.tor2web.org/ pour s’y connecter. Une recherche Google « site:*.tor2web.com OR site:*.tor2web.org » donne ce genre de résultats:

  1. 1.        w4dzvkf6hu5d5pha.tor2web.com/
  2. 2.        Hints and Tips for Whistleblowers
  3. 3.        The Secret Story Archive
  4. 4.        hashparty ~ password cracking
  5. 5.        Onion Url Repository
  6. 6.        Torowisko
  7. 7.        The Farmers Market: Welcome to the forum

Ci-dessous, une copie d’écran du site Hidden Wiki, auquel on se connecte avec TOR.

La 2e partie de ce billet, Promenade sur le web invisible : I2P et FREENET (Part II), se trouve ici . En attendant, si vous voulez savoir pourquoi il faut absolument être anonyme sur Internet depuis les modifications de la politique de confidentialité de Google, lisez « Expulsé du territoire pour avoir utilisé Facebook, Google+, Linkedin ou Twitter »

Pour en savoir plus :

http://anonymous.livelyblog.com/2011/01/25/where-to-get-started-in-tors-location-hidden-service-onion-land-today/comment-page-1/#comment-24

TOR DIRECTORY:  http://dppmfxaacucguzpc.onion/

Newzbin : http://sc3njt2i2j4fvqa3.tor2web.org ou  http://sc3njt2i2j4fvqa3.onion/

http://anonymous.livelyblog.com/2011/03/28/newzbin-preemptively-adds-tor-hidden-service-to-prevent-domain-blocking/

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