Strauss-Kahn se dit μπάσταρδος en grec

Posted on 12 mai 2011

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DSK se dit socialiste, comme d’autres auparavant, Besson ou Jack Lang (sans lequel HADOPI ne serait pas passé). Loin des clichés dont Porsche a fait une publicité, après analyse des actions et décisions politiques de DSK, il faut se rendre à l’évidence : l’homme travaille pour les riches, les puissants et les banquiers, qui sont souvent les mêmes. Sur son travail au sein du FMI, une enquête en interne publiée en janvier 2011 ( téléchargeable ici : Crisis_Main_Report_FRENCH) et largement escamotée par la presse française  a démontré son incompétence crasse à identifier les véritables facteurs qui ont conduit à la crise systémique et mis en avant ces quelques points:

Même à l’été 2008, la direction du FMI se montrait prématurément rassurante en estimant que «…les États-Unis avaient évité un atterrissage brutal» et que «le plus dur était passé». Entre temps, lors dela séance WEMD de juillet 2008, le message était que «les risques de débâcle financière s’étaient estompés».

Le FMI a largement avalisé les politiques et pratiques des principales places financières situées à l’épicentre de la crise.

Les membres du personnel ont indiqué que les incitations conduisent à s’aligner sur l’opinion dominante au FMI.

Plusieurs économistes des départements géographiques ont estimé qu’il existe de puissants facteurs de dissuasion contre toute tentation de «contredire les autorités» et celles des grands pays en particulier.

Le phénomène de l’autocensure semble avoir été un facteur non négligeable, même en l’absence de pressions politiques explicites.

Les géniteurs de la crise grecque

Résumons nous : afin de permettre l’entrée de la Grèce dans l’Euro, la banque d’affaires Goldman Sachs International , « avait passé un contrat sur des transactions en devises ayant permis à la Grèce d’obtenir des liquidités sans les faire apparaître dans les comptes publics comme un emprunt, en échange de recettes fiscales futures a falsifié ses comptes ». L’homme qui s’occupait à l’époque de la filiale européenne, Jorge Luis Borges, et qui ne peut ignorer ces manipulations comptables, a été nommé par DSK à la tête de la direction européenne du FMI. « M. Borges apporte une combinaison remarquable d’expériences dans les secteurs public, privé et universitaire, et a prouvé ses compétences stratégiques et d’organisation en tant que dirigeant« , s’est félicité Dominique Strauss-Kahn.

C’est ce même Borges , qui aujourd’hui, après les violentes  manifestations qu’a connu Athènes, a annoncé la couleur : la Grèce ne privatise pas assez. La vieille méthode de Goldman Sachs, prêter de l’argent car on sait que l’emprunteur ne pourra payer, une méthode qui a jeté quelques millions d’Américains à la rue. Mais ce même universitaire surdoué a oublié qu’en mars, il déclarait   » être assuré que la dette grecque (était) viable », ajoutant que les Grecs avaient fait « pas mal de progrès sur les banques »

De l’incompétence à la ploutocratie

 « L’économie tunisienne va bien, malgré la crise. […] La politique économique qui y est conduite est saine, et je pense que c’est un bon exemple à suivre pour beaucoup de pays qui sont des pays émergents ». C’était en 2008, et pas un mot du peuple, les marchés passent avant tout. Comme le montre cette vidéo qui enrage le peuple grec, à partir de la 45e seconde, on y voit notre DSK exprime clairement son opinion sur la démocratie, en expliquant qu’il faisait du travail en souterrain avec les Grecs ! En somme, le FMI peut bien dépouiller la Grèce au profit des banquiers, imposer des mesures drastiques qui n’ont provoqué que la colère et la montée du chômage, Dominique Strauss Kahn a les mêmes oeillères que lors de l’été 2008. Dans un documentaire diffusé par Canal+ le 13 mars, quand une population d’un pays en récession souffre, « la colère, elle tombe sur ces salauds du FMI ». Mais « la Grèce y arrivera« , assurait-il encore le 14 avril.

A l’instar d’Obama, DSK est le candidat de Goldman Sachs, qu’on ne s’y trompe pas ! La pieuvre financière tient à mettre toutes les chances de son côté en 2012, afin de protéger ses marchés financiers et continuer de dépouiller le contribuable européen.

sources :

http://info.france2.fr/economie/le-message-clair-du-fmi-a-la-grece-68746217.html

La Trappe à Phynances: Le « socialiste » Strauss-Kahn vend l’Europe à Goldman Sachs

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/04/03/97002-20110403FILWWW00142-grecerestructuration-de-la-dette-exclue.php

http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/le-fmi-et-strauss-kahn-jouent-gros-en-grece_991938.html 

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