Alliot-Marie : le fascisme n’est jamais très loin

Posted on 2 février 2011

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Après ses lois sur le drapeau, ses interventions pour les copains des coquins, elle voulait envoyer la troupe pour aider son ami le dictateur. Avec  le soutien de la clique des richards, Fillon le Toutou nous l’a affirmé. On a déformé ses propos… Pas si sûr, à en croire les transcriptions visibles en ligne sur le site de l’Assemblée Nationale (là où nos élus font la sieste, quand ils y viennent).

Et qu’en pensent les adhérents de son micro-parti, le chêne ? C’est de ce bois dont on fait les matraques ou sert il seulement à financer un réseau opaque, comme les micro partis de Woerth et consorts ? On en a tout de même un peu marre de ces menteries, ces dissimulations, ces revirements, bref de tous ces politiques qui occupent la scène depuis trop longtemps pour ne pas s’être sali les mains avec un dictateur ou un autre.

Extraits des déclarations de Madame Alliot-Marie – Ministre des Affaires étrangères – tenues le mardi 11 janvier 2011, à l’Assemblée nationale :

« Le problème des décès et des violences constatées au cours de ces manifestations (…/…) montre le bien-fondé de la politique que nous voulons mener quand nous proposons que le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type ».

(…/…)

« Aujourd’hui face à cette situation, la priorité doit aller à l’apaisement après des affrontements qui ont fait des morts, un apaisement qui peut reposer sur des techniques de maintien de l’ordre. J’ai fait part tout à l’heure de notre proposition, puisque nous avons des savoir-faire en la matière. De la même façon, il est évident que doivent être prises en compte les réponses apportées par les gouvernements eux-mêmes ».

Les techniques, en vidéo, ou comment tabasser des gens sans défense.

Aujourd’hui, le couple qui aime passer ses vacances en dictature déclare qu’il a préféré prendre l’avion pour éviter 2h de voiture sur une route de montagne. Bravo pour l’écologie, Madame la ministre, si tous les Français faisaient comme vous…on vivrait avec des masques à gaz ! C’est ça, être gaulliste, j’imagine, on peut tout se permettre, une fois qu’on l’a dit ?

Les grenades de la répression

Selon Marianne, ce n’est pas tout. François Fillon a répondu lundi dernier par écrit à une question de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, relative « aux exportations et autorisations d’exportations de matériel de maintien de l’ordre à destination de la Tunisie.». Et la réponse laisse pantois tant le premier ministre, que l’on aime décrire comme courageux, se défausse sur ses ministres quand il confirme le pire : primo, il valide ce que l’on craignait. Le gouvernement français, le 12 janvier dernier, a bien délivré, en urgence (i.e. en 24 heures), deux autorisations d’exportations de grenades lacrymogènes à son homologue tunisien.

Secundo, Fillon prend soin de préciser qu’il n’y est lui-même pour rien : en tant que premier ministre, ce type d’autorisation ne lui serait pas remontée. Il indique que cette exportation a été avalisée par les ministères de l’intérieur (Hortefeux), de la Défense (Juppé) et des Affaires Etrangères (MAM). Tertio, vendredi 14 janvier, Ben Ali a fui la Tunisie, quand un lot de grenades parvient aux Douanes de Paris pour un contrôle habituel. Les douaniers ont la présence d’esprit de bloquer le chargement en demandant si l’autorisation d’exportation vaut toujours compte tenu du changement de régime. Les services de Michèle Alliot-Marie répondront par l’affirmative… le 18 janvier.

Sources :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2010-2011/20110091.asp
https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/bulletin.asp?liste=20110112.html#Chapitre6

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