Ce blog est fermé pour cause de LOPPSI

Posted on 19 décembre 2010

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Hier, en surfant, je suis passé sur bluetouff.com et j’ai vu ce message

Ce blog ne diffuse plus :

Hier à 22h20, 27 gus (sur 577) dans un hémicycle se sont prononcés en faveur de la censure pure et simple, sans l’intervention d’un juge. La lutte contre la pédopornographie est officiellement devenue prétexte au déploiement d’outils dangereux. La France vient de rejoindre l’Iran et la Chine, je n’ai jamais eu aussi honte de ma vie d’être français.

Pour ces raisons et puisque LOPPSI redéfinit à sa manière la liberté d’expression, je vais également redéfinir à la mienne l’exercice de cette liberté… en prenant le maquis, en bloguant de manière anonyme, loin de cet internet français devenu nauséabond.

Vous pouvez retrouver le résumé des débats qui n’intéressent personne ici : Séance en hémicycle du 15 décembre 2010 à 21h30 : NosDeputes.fr. Sarkozy se refait une virginité en convoquant quelques businessmen qui sont censés représenter le Ouèbe… et qui vont chanter les louanges de l’Internet censuré à la française, tant qu’ils peuvent rentrer du pognon. On a pas du connaître le même internet, celui de la liberté partagée, des MP3, des films… Ils achètent eux, ils font rentrer du pognon en ligne, ils interdisent l’accès aux casinos de Gibraltar… ils filtrent,  comme en Chine, ou en Iran ! Cet aréopage choisi n’a pas évoqué Wikileaks …pas un mot surtout !  On risquerait de fâcher le prix Nobel Obama, même si les dernières révélations du Cablegate montrent que les US essaient de dicter la politique Internet des Espagnols en faisant pression pour qu’ils édictent un HADOPI à la française:

“Spain will remain on the Watch List in 2010. The United States remains concerned about particularly significant Internet piracy in Spain, and strongly urges prompt and effective action to address the issue. The Spanish government has not amended portions of a 2006 Prosecutor General Circular that appears to decriminalize illegal peer-to-peer file sharing of infringing materials, contributing to a public misperception in Spain that such activity is lawful. Spain’s existing legal and regulatory framework has not led to cooperation between Internet service providers (ISPs) and rights holders to reduce online piracy. On the contrary, rights holders in Spain report an inability to obtain information necessary to prosecute online IPR infringers, further reducing their ability to seek appropriate remedies. Spain’s legal system also generally does not result in criminal penalties for intellectual property infringement. The United States is encouraged by some recent positive developments in Spain, including the establishment of an Inter-Ministerial Commission with a mandate to propose changes in Spanish law and policy that will strengthen efforts to reduce Internet piracy. In January 2010, the Commission proposed legislation that would allow a committee based in the Ministry of Culture to request that an ISP block access to infringing materials hosted online. The United States urges Spain to continue taking positive steps to address Internet piracy, and will closely monitor progress in the next year.”

Tout comme Bluetouff, j’avais décidé de fermer ce blog qui ne saurait réveiller les internautes, trop assujettis au mirage de la consommation et trop préoccupés par leur statut Facebook pour lutter contre le vol de leurs données personnelles, la censure et la liberté d’expression. Obnubilé par la dernière pub marketing d’Apple, le gros du troupeau est prêt à sacrifier toute vie privée, pourvu qu’il soit dans le buzz… indécrottable.

Joignez-vous à EFF: dites non à la censure sur Internet !

Les récentes publications du site d’alerte, Wikileaks, ont soulevé des débats houleux et chargés d’émotions sur le secret d’état et le droit d’information des citoyens. Ce débat s’est transformé en une attaque massive à l’encontre des droits des intermédiaires à publier des informations authentiques.

Ne vous y trompez pas – il s’agit bien plus que de Wikileaks. La fermeture de sites tels que Wikileaks représente une atteinte sérieuse à la liberté d’expression.

Aux Etats-Unis, les éditeurs disposent d’un droit fondamental d’imprimer des informations politiques authentiques. De la meme manière, les Internautes ont le droit fondamental de lire ces informations et d’exprimer leurs propres opinions sur celles-ci . Ces valeurs ont été codifiées par plusieurs législations à travers le monde et sont reprises à l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme :

Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

Malheureusement, ces valeurs n’ont de poids que tant qu’il y a une volonté de les préserver. Lorsque des personnes physiques ou morales décident de tourner le dos au droit à la parole, nous y perdons tous. La clef d’une démocratie participative est dans l’éducation de l’électorat.

Nous voyons déja les conséquences négatives de ces récents événements. Les gouvernements, à travers le monde, sont entrain de proposer des lois qui pourront sérieusement limiter nos droits à la libre expression. Aux Etats-Unis, les législateurs se sont empressés de proposer une loi qui représente une menace pour bien des agences de presse. Malheureusement, il est à craindre que des mesures similaires soient prises dans d’autres pays, dans les semaines et les mois à venir.

Le moment est venu de défendre vos droits. Rejoignez EFF et opposez-vous à la censure sur internet. Voici quelques suggestions de ce que vous pouvez faire dès maintenant pour exprimer votre intérêt :

  • Téléchargez le badge anti censure d’EFF sur votre site et sur celui de votre campagne sur les réseaux sociaux.
  • Remplacez votre avatar sur les réseaux sociaux par le logo EFF “Non à la censure”.
  • Sur Twitter, ajoutez la banderole de campagne d’EFF sur votre photo ou avatar.
  • Devenez membre d’EFF pour nous aider à continuer la lutte pour vos droits.

Exprimez-vous contre la censure :

Participez à notre campagne en ligne. Apposez le badge ‘Non à la censure’ là ou il sera visible et prenez position pour la liberté d’expression.

Sur Twitter, participez à notre campagne et remplacez votre avatar ou photo de profil par le badge « EFF non à la censure ».

Sur Facebook, remplacez la photo de votre page avec le badge d’EFF ‘Non à la censure’.

Sur un blog ou site, copiez/collez le code suivant dans un billet de votre blog ou sur la page d’accueil pour témoigner de votre soutien à la liberté d’expression:

<a href= »https://www.eff.org/pages/say-no-to-online-censorship »><img src= »https://w2.eff.org/images/no_censorship_button.jpg »></a&gt;

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