Christine Lagarde et DSK classés "penseurs globaux"

Posted on 1 décembre 2010

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Selon un classement publié  Foreign Policy’s Second Annual List of the 100 Top Global Thinkers | Foreign Policy, DSK occupe la seconde place des penseurs mondiaux et la Reine Christine la 22e. Les critères retenus sont simples : plus on ruine, assassine, privatise, coupe les crédits, mieux on est classé. Une grosse majorité des vainqueurs sont nord-américains, cela va de soi… et les autres ont travaillé pour les US ou suivent les conseils d’un citoyen US.

Traduction des motivations de la décision du jury :

Dominique Strauss-Kahn : le sauveur de la croissance.

2e ex-aequo avec Zoellick pour sa vision d’acier à un moment de crise.

Dominique Strauss-Kahn a réussi à prévenir les défauts de la dette souveraine de la Grèce, de la Hongrie, du Pakistan et de l’Ukraine sans susciter trop de résistance – un contraste frappant avec les quasi-émeutes qui ont accompagné les programmes du FMI à la fin des années 1990, lors de la crise financière asiatique. Strauss-Kahn a également laissé sa marque sur la géopolitique en convainquant les Allemands d’accélérer leur soutien durant la crise de la Grèce, puis en travaillant pour prévenir une guerre des devises internationales.  Sans Strauss-Kahn et Zoellick à la tête, nous pourrions ne pas utiliser le mot «croissance»  du tout.

Christine Lagarde : faucon fiscal

22e. Christine Lagarde pour pousser la France sur la discipline budgétaire.

Dans une année où la rigueur a prévalu, une femme a réussi à inculquer un ensemble extrêmement impopulaire de politiques, faisant montre d’autorité morale et intellectuelle : Christine Lagarde, ministre des Finances du président Nicolas Sarkozy et architecte de la réponse de la France à la crise économique. Lagarde, ancienne chef de la société internationale d’avocats Baker & McKenzie, a été perçue à Paris comme un faucon fiscal (deficit hawk) et une capitaliste pro-croissance pendant un certain temps, gagnant le surnom peu flatteur de « L’Américaine. » En 2010, elle a joué un rôle clé en coulisses, dans le sauvetage grec, tandis qu’elle confrontait l’opinion populaire en France avec ses plans de réduction des déficits, d’augmentation de l’âge de la retraite à 62 ans, d’augmentation des impôts pour les plus hauts revenus et la suppression de 100.000 emplois dans la fonction publique. En septembre, elle pouvait se vanter d’une baisse des déficits et d’un taux de croissance de 2% prévu pour 2011. «Nous sommes dans le milieu du début de la fin, dit-elle en Juillet. « La crise a vraiment atteint son sommet. »

Lagarde n’a peut être pas été le membre le plus populaire du cabinet de Nicolas Sarkozy cette année, alors que les émeutes ont fait rage après les mesures proposées, mais elle était certainement le plus essentiel. Son objectif lors de sa prise de fonction était d’intimider la France, afin, comme elle le disait en 2007, qu’elle « retrousse ses manches et surmonte son antipathie séculaire vis-à-vis du travail« . La crise a offert l’équivalent d’une boîte de Pétri pour explorer l’impact de ses idées, et jusqu’à présent, l’expérience semble porter ses fruits.

Pour 2012, préparez-vous, Le théâtre de Guignol vient de rouvrir ses portes. A l’affiche :

La Gourde : Votez pour moi et Strauss-Kahn sera mon premier ministre
Le  Gourdin : Votez pour moi et l’économie sera sauvée par Christine Lagarde.

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