HOWTO#3: Bloquer et intoxiquer

Posted on 27 février 2010

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Grâce aux add-ons (extensions), il va être possible de livrer un cybercombat contre toutes les sociétés sangsues du Net, celles qui récupèrent de l’information pour la revendre, et en prime de les inonder de désinformation, un peu comme sur TF1, « la police vous parle tous les soirs à 20h ».

Tout d’abord, on peut faire en sorte que ces sociétés cessent de gagner de l’argent avec les publicités et les trackers qui emmagasinent nos comportements de surf. AdBlock+ utilise des listes d’annonceurs qu’on peut renseigner et améliorer, et bloque ainsi la majorité des pubs. Au point que certains sites ou blogs qui se rémunèrent au pay-per-click, manifestent leur mécontentement, comme celui-ci, qui n’hésite pas à écrire « Adblock does what the name suggests (…) So basically what you’re doing, is stealing from this site.”,  ou encore celui-là, qui redirige les utilisateurs d’Adblock+ sur Yahoo.com (dans ce dernier cas, il suffit d’éditer le filtre d’ABP ##/weblog/*## pour ne pas se faire rediriger). Si seulement la perte de revenus générée (20 millions de U$/an selon cette étude)  pouvait faire tomber tous les sites sur lesquels il y a plus de pub que de contenu …

 

Certains avocats ont même imaginé notre futur, une déclaration d’entrée sur le site « Je m’engage à ne pas utiliser de bloqueur de publicités sur ce site ». Sinon, paf, une lettre de la Culture qui te rappelle que tu as fraudé… Leurs clients avaient plaidé en 1979 contre le magnétoscope, puis en 2003 contre  la TV replay, dont la fonctionnalité d’avance rapide permet d’échapper aux pubs. Ils ont perdu, à chaque fois… mais en Sarkozie, où notre ancienne ministre de la Culture pantoufle désormais chez Orange (Albanel (2 ans de prison?)), l’interdiction d’enregistrer une émission TV  est en place depuis le 9 février 2010 avec le message Impossible d’enregistrer un programme protégé contre la copie. Espérons que l’ABP ne soit pas tout de suite interdit par de nouveaux ayant-droits.

Une enquête du NY Times, en 2006, avait montré qu’il était facile de démasquer un internaute grâce aux requêtes que ce dernier tapait au clavier. L’abonné 4417749 avait cherché sur une période de 3 mois  “doigts engourdis », “célibataires hommes 60 ans” ou “chien qui pisse partout” ; le profil se précise avec des recherches locales comme “jardiniers Lilburn, Ga,” ou patronymiques comme « nom de famille Arnold », et enfin, le coup de grâce, « maisons vendues district de Gwinnett county”.  Le portrait, comme celui de Marc L, quoique pour d’autres raisons, est tiré : une vieille dame, Thelma Arnold, 62 ans, répond au signalement.

TrackmeNot permet à l’internaute d’éviter de livrer trop d’indices de comportement ; ceci en spammant ses moteur de recherches favoris avec des requêtes fictives, provenant d’un flux RSS ou d’une liste de mots-clés choisis. On peut ainsi intoxiquer Adsense en noyant dans la masse les véritables requêtes envoyées au moteur de recherche. Pour rappel, Bing conserve les logs de connexion 18 mois, Google 9 mois, et Yahoo 3 mois.

——————–TRAVAUX PRATIQUES——————–

Adblock+

FlashBlock: FlashBlock est un complément indispensable d’ABP, puisqu’il bloque les animations flash, très prisées des publicitaires.

Ghostery : Ghostery, lui, est un tracker. Il repère les sites qui collectent de l’information et les bloque, à la demande.

TrackMeNot

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Posted in: HADOPI, HOWTO, Internet, LOPPSI